Joshua Dubau

Né le 4 juin 1996

Coupe du Monde : 3e XCC / 6e XCO (2023) ; 2e U23 (2018) ;
Championnat d’Europe : 1er U23 (2018) ; 1er par équipes Cyclo-cross (2024)
Championnat de France : 5e élites XCO et 3e XCC (2023) ; 1er élites CX (2022) ; 1er U23 (2018)

Joshua Dubau en éclaireur

Une atmosphère de fin du monde. Celle où l’espoir n’existe pas, happée par cette ambiance monochrome. L’obscurité de cette forêt dense où se sont dessinées tant de grand destin, ne faisait plus qu’un avec l’horizon. Une ouverture de saison où seuls les plus valeureux sortiraient de ce marasme. Une bataille sans merci. Physique. Psychologique. Mais il devait être écrit que cette journée marquerait le début d’une nouvelle ère. La meute venait de s’élancer depuis quelques minutes et sur le bord de la piste, tout le staff s’affairait. Concentré. Transcendé aussi. Joshua Dubau ferraillait avec les meilleurs. A l’avant à faire jeu égal avec le champion olympique. Dingue. Mais tellement réel. Il ouvrait la piste de Nove Mesto, fier candidat à une victoire en Coupe du Monde.
Sur la ligne, il prendra la deuxième place à quelques secondes d’un premier succès. Pas de frustration. Oh non. Juste une immense fierté et le sentiment que l’histoire débute à peine. Au pied du podium, il ne manque personne. Coéquipiers, staffs, partenaires. Quelques sanglots s’échappent. La pluie lacère les visages, mais elle ne touche personne. L’instant est éternel et il restera entre chacun d’eux. Nove Mesto Na Morave ouvrait la saison 2023 de la Coupe du Monde de VTT. Mais pour le Rockrider Ford Racing Teaam elle était bien plus que cela. Dans cette semi obscurité, l’espoir avait fait son chemin. Le monde n’était pas fini. Il s’ouvrait à peine.

Joshua Dubau : « Il y avait un risque, mais… »

« Pourquoi j’ai décidé de rejoindre l’équipe il y a deux ans ? Il y a pas mal de raisons à cela. Avant moi, mon frère Lucas (ancien champion de France Moins de 23 ans en Cyclo-cross) collaborait avec Rockrider et je savais que la marque arrivait en Coupe du Monde avec des ambitions. Et puis il y avait Samuel (Roces), Stéphane (Tempier), je savais qu’avec eux cela se passerait bien. On partait d’une feuille blanche, il y avait forcément un risque mais pour moi, il était minime. J’avais envie d’être au début de cette aventure. En deux ans, Sam a su créer un groupe humain avant de parler de résultats. Quand tu es pilote, tu es souvent parti de la maison, tu es loin de tes proches. Et si au moment de faire ta valise, tu es heureux de retrouver ton équipe, cela change les choses. La performance passe par là aussi. En deux ans, l’équipe a passé un grand cap, l’arrivée de Stéphane a aussi été bénéfique. Il est dans son élément et apporte beaucoup. J’ai hâte que l’on continue la progression, tous ensemble. »