Le Staff technique

SAMUEL ROCES

manager général

Samuel Roces, l’humain avant tout

On le revoit encore, le pas hâtif, au milieu des allées du Roc d’Azur. Quelques mots échangés, le temps de confirmer l’information : Oui, il y aurait bien une équipe Rockrider sur la scène VTT en 2022. Le temps presse. Il faut boucler le budget, convaincre le derniers pilotes, trouver un staff. Le chantier est important. Mais tellement exaltant. A 50 ans, Samuel Roces s’apprête à changer de vie pour diriger pour la première fois de sa vie une structure professionnelle. Au cours de sa carrière, le Bisontin aura été dans l’ombre de quelqu’un des grands succès du cyclisme français. Kiné de formation, il a connu les campagnes olympiques victorieuses avec Julien Absalon ou Julie Bresset. Avec l’équipe de France, et avec certaines équipes route comme tout récemment Groupama FDJ ou il était l’un des hommes de confiance de Thibaut Pinot, Samuel Roces a été au cœur du haut niveau depuis près d’un quart de siècle. Une expérience incomparable qu’il a souhaité mettre à profit dans sa discipline de cœur. Au cours de l’année 2021, c’est Julie Bresset qui fait part à Samuel du souhait de Rockrider de s’investir en compétition. La Championne olympique de Londres a été contacté par la marque lilloise mais ne souhaite pas se lancer dans l’aventure en solo. L’engrenage est lancé, il ne s’arrêtera plus. A la tête de sa structure, Samuel met l’humain, avant la performance, au centre du projet. Et ça marche. Mai 2023, quinze mois après les débuts de la structure, Joshua Dubau signe le premier podium en Coupe du Monde pour l’équipe devenue « Rockrider Ford » quelques semaines auparavant. De 28e structure mondiale en 2022, l’équipe grimpe au 3e rang planétaire en deux saisons. L’équipe grandit. L’équipe séduit. Se structure. Avec un seul et unique leitmotiv : l’humain au centre de tout.

Samuel Roces : « L’addition de belles rencontres »

« J’ai eu la chance de connaitre des personnes extraordinaires et j’espère transcrire aujourd’hui ce qu’ils m’ont apporté. Je pense à Juju (Absalon) ou un Thibaut (Pinot) dans l’approche de la performance et la détermination nécessaire des champions pour atteindre leurs objectifs. Je pense aussi à Xavier Florencio, au regretté Vincent Jacquet ou un Alvaro Pino dans le management, tous tellement différent mais dont je m’inspire chaque jour. Je n’oublie pas Julie (Bresset) qui m’a fait découvrir la spécificité d’une athlète féminine avec Jacky (Maillot) et j’en oublie encore, j’espère qu’ils ne m’en voudront pas. J’ai une grosse pensée pour mon père qui m’a inculqué à sa façon, toutes ces valeurs et qui est à l’origine de mon amour du vélo. Toutes ces personnes m’ont donné l’envie de penser à ce projet. Et comme la vie est faite de rencontres, l’équipe de Rockrider m’a donné l’opportunité de passer à l’action, je suis passé de « je ferais » à « je fais » . Ford nous a ensuite rejoint dans cette belle aventure, croyant en nos valeurs. Aujourd’hui, des partenaires nous font confiance et nous permettent de faire grandir notre bateau. Chaque membre de l’équipe, parce que l’on a tous les mêmes rames dans les mains, avance dans le même sens. Ensemble pour aller le plus loin possible. Et je n’oublierai jamais ce que j’ai pu lire pendant mes deux années au FC Nantes :  » celui qui renonce à devenir meilleur cesse déjà d’être bon. » Nous pouvons tous être fiers du travail déjà accompli. Ce n’est pas une fin en soi, juste une base solide pour l’avenir.»

FRED MACHABERT

responsable communication

Fred Machabert, le VTT passionnément

Un appareil photo en bandoulière, le téléphone toujours prêt à servir, l’ordinateur jamais loin, Fred Machabert promène sa joie de vivre, son esprit communicatif depuis des années sur tous les circuits de VTT du monde. Sa passion est née pour la discipline en qualité de jeune pratiquant sur les courses régionales. Devenu journaliste pour un quotidien régional, il couvre les Championnats du Monde des Gets, version 2004. Et comme les grandes histoires naissent sur de grands lieux, c’est là qu’il croisera pour la première fois Steph Tempier, médaillé d’argent chez les juniors. La vie est ainsi faite : de rencontres, d’histoires d’hommes à la passion commune. Père-fondateur du projet Decathlon-Ford, Samuel Roces a été la pierre angulaire de Fred Machabert – qui après de belles années de journalisme, s’est reconverti dans la communication. C’est le charisme, le dessein de Sam qui a fait revenir par la grande porte dans le monde, son monde, du VTT, Fred. Il faut dire que les deux hommes partagent les mêmes axiomes qui font l’adrénaline du sport : haute performance, bienveillance, écoute, esprit d’entreprise, d’initiative, loyauté et amour du travail bien fait. L’apport de Fred au sein de la structure Decathlon-Ford est un plus « humain », tant sa connaissance de son sport l’érige comme une référence dans ce domaine, à laquelle aujourd’hui il a compilé tous les outils de communication traditionnels comme modernes, afin de pouvoir donner cette forte visibilité à sa formation, dans le parfait relais des performances de ses athlètes à qui il donne l’éclat dont ils méritent. Son travail de l’ombre pour amener le plus de lumière sur ses pilotes, sa structure est également une course, la sienne. Il a pour objectif dans son domaine de compétence d’atteindre les plus hautes marches des podiums en termes de retombées médias, mais également digitales tant sur le plan national, continental qu’international. Avec un goût de l’aventure et du professionnalisme exacerbés qui ont dicté et qui dicteront toujours sa ligne de conduite.

Fred : « Dès que j’ai su, je voulais en être »

« Le VTT fait partie de ma vie. Gamin, j’étais un modeste compétiteur. Plus tard, j’ai eu la chance ensuite d’être un témoin privilégié des plus grandes heures du cross-country français. Le VTT, je l’ai vu grandir, évoluer, se transformer. Et puis un jour, quelques semaines après l’or olympique de Julie Bresset, j’ai eu envie de changer un peu d’air. Peut-être pour vérifier que l’herbe n’est pas plus verte ailleurs. Mais rien n’efface les souvenirs, les voyages, les émotions. A Pékin, Londres, les Gets, Rotorua, Fort William (liste non exhaustive), j’ai vécu quelqu’un de mes plus beaux souvenirs professionnels. Tout cela reste ancré. Et « Après avoir fait l’tour du monde, tout c’qu’on veut, c’est être à la maison », ma route devait recroiser celle du VTT un jour. Et fin 2021, presque par hasard, j’apprends que Samuel Roces va lancer une équipe de VTT en Coupe du Monde. Je connais Sam depuis… oh bien longtemps. Je connais aussi surtout ses valeurs. Et dès que j’ai su que l’équipe allait voir le jour, je voulais en être. Qu’importe les coureurs, je savais que l’aventure humaine serait belle. Deux ans après, mon choix est toujours le bon. »

Kelly Forzy

Kelly Forzy, de Decathlon à…Decathlon Ford !
Derrière la ligne, lorsque tout s’arrête, lorsque la douleur s’éloigne pour laisser place aux soulagements du devoir accompli, elle est la première à accueillir les pilotes. Elle fait face à des émotions qui parfois s’entremêlent. Elle partage la joie des grandes journées. Ou trouve les mots justes quand le corps lâche prise. Dans son sac, des vêtements propres, une boisson, un sourire. Elle, c’est Kelly Forzy, assistante sportive au sein de notre équipe. A 28 ans, l’histoire de cette Nordiste est liée au cyclisme. Un père passionné, une région qui fleure bon les classiques de printemps et un premier changement de vie en 2020. Il y a trois ans le monde découvre le Covid, la planète est à l’arrêt et le sport ne fait pas exception. Et pour certains, ce temps est celui du changement. Salariée dans un magasin Decathlon, Kelly rejoint le staff de l’équipe Groupama FDJ sur les routes du Giro d’Italia ou du Tour de France.
Son rôle : la mise en place quotidienne des matelas des coureurs dans les hôtels. Optimiser la récupération, un des paramètres de la performance dans le sport de haut niveau. L’envie de devenir un des rouages de la performance émerge déjà. La porte du professionnalisme est poussée. C’est sous les couleurs de l’équipe française qu’elle rencontre Samuel Roces (qui deviendra plus tard le manager Decathlon Ford) à qui elle fait part de son envie de devenir assistante sportive. Il forme Kelly aux techniques de massage. Et apprend toutes les facettes de ce nouveau métier avec passion et enthousiasme. Dans l’échiquier d’une structure professionnelle, un(e) assistant(e) est au cœur de la performance. Préparation des bidons, des collations, massage, gestion de l’après-course, confidente parfois, une mission polyvalente ou passion et professionnalisme ne font qu’un. Il y a deux ans, Kelly n’avait qu’une vague idée de ce que représentait le VTT de haut niveau. Notre sport représente aujourd’hui trois quarts de son emploi du temps. La vie est faite de choix. D’opportunité, aussi. Et au moment de retrouver le staff Decathlon Ford, Kelly sait une chose : ses choix étaient les bons.
Kelly Forzy : « On est heureux d’être ensemble »
« Au sein de l’équipe, que ce soit le staff ou les coureurs, nous sommes tous différents mais tous complémentaires. Finalement, l’alchimie a fonctionné rapidement. Quand je fais ma valise, je suis contente de retrouver tout le monde. J’ai parfois du mal à réaliser tout ce qui a pu se passer depuis trois ans. J’ai appris un métier, découvert un nouveau sport, des athlètes venus du monde entier. Sam m’a permis de découvrir les techniques de massage mais j’apprends encore tous les jours. Cette année, Laura (Weislo) qui est une personne avec pas mal d’expérience m’a aussi beaucoup apporté et m’a permis d’être encore plus efficace. En deux saisons avec l’équipe Decathlon Ford, il y a déjà un tas de souvenirs. Si je ne devais en retenir qu’un ? Le podium de Joshua à Nove Mesto. C’était le premier de l’équipe et on l’a vécu tous ensemble, c’était chouette. »

Stéphane Tempier

Au-delà des résultats, l’histoire du Rockrider Ford Racing Team c’est avant tout celle d’une aventure humaine. Au fil des jours, nous allons vous présenter celles et ceux qui ont cru à cette histoire. Episode 1, Stéphane Tempier de coureur à directeur sportif.

Sur le bord d’un circuit, il était cette figure familière que l’on pouvait reconnaitre d’un coup d’œil. Un corps efflanqué qui se terminait par des cannes à n’en plus finir. Au fil des années, Stéphane n’a pas changé. Un grand bonhomme un peu dégingandé, gamin timide mais lorsqu’il se plantait sur les pédales, elles pouvaient crier grâce tant l’homme emmenait des braquets de rouleur Est-allemand. On se souvient encore de ce jour de 2004, lorsqu’on l’a vu débouler dans cette dernière ligne droite des Gets. Le gamin chétif de Gap venait de prendre l’argent des Mondiaux Juniors. Devant la presse, il avait encore du mal à exprimer ses sentiments. C’était le premier jour du reste de sa vie. Une première vie qui allait durer 18 années. L’homme a grandi, est devenu père, a parcouru le monde.
Mais surtout, il s’est imposé parmi les références du circuit Coupe du Monde en prenant la 2e place du classement général en 2017. Deux ans plus tard, il repart des Championnats du monde élites avec le bronze autour du cou. Fin 2021, l’homme est en recherche d’un nouveau challenge. L’équipe Rockrider (qui deviendra Rockrider Ford en mars 2023) s’apprête à voir le jour. Entre lui et Sam Roces, le manager général, les discussions ne traineront pas. Les deux hommes se connaissent depuis près de deux décennies et le challenge sportif comme humain seront les éléments déclencheur. Stéphane débute une nouvelle aventure. L’équipe est en construction, il faut s’habituer à un nouveau fonctionnement, un nouveau vélo. Retardé toute la saison par des ennuis de santé, Stéphane parvient tout de même à décrocher le titre national en Marathon et termine au pied du podium des Championnats de France.
En septembre 2022 aux Gets, là où tout a commencé, il annonce sa fin de carrière pour rejoindre le staff de l’équipe. Depuis le début de la saison 2023, Stéphane occupe le poste de responsable sportif, effectue les reconnaissances des plus grandes courses avec les athlètes pour conseiller sur les trajectoires, travaille avec les partenaires pour le développement des produits. La transition entre la vie d’athlète et le monde d’après peut parfois ressembler à une passerelle étroite entre nostalgie et frustration. Pour Stéphane, cette nouvelle vie résonne comme une évidence. La raison ? Une passion profonde pour son sport qui ne l’a jamais quitté.

Stéphane : « J’ai rapidement été convaincu »

« Avec Sam, on se connaît depuis longtemps. Et que ce soit pour mon arrivée dans le team en tant que coureur ou pour intégrer le staff, je n’ai pas réfléchi longtemps. J’ai rapidement été convaincu. Au cours de la saison 2022, j’ai dû me rendre à l’évidence : je n’étais plus en mesure de me battre pour le top cinq mondial. Pour moi, il était temps de passer à autre chose. Aujourd’hui, pour jouer les premiers rôles sur la scène internationale, il est primordial d’accompagner les athlètes pendant les reconnaissances. Conseiller, échanger sur les meilleures trajectoires, mais également tester et développer le matériel tout au long de l’année, mais mission est assez vaste. Durant un week-end de Coupe du Monde, j’enchaîne les tours de circuit, que ce soit avec les filles ou avec les gars, cela me fait pas mal d’heures de vélo en fin de semaine. Même si je ne suis plus athlète de haut niveau, je dois rester en forme. Je roule peut-être deux fois moins d’avant, j’ai diversifié ma pratique, mais j’ai gardé le côté ludique. La transition entre ma vie d’athlète et celle d’aujourd’hui s’est fait naturellement. Je suis fier de faire partie de l’aventure Rockrider Ford depuis le début. En deux ans, on a accompli de belles choses.»